From Frayed Rope to Tight Strings: Negotiating Non-Profit Governance in a Neoliberal State

Casey Ready

Abstract


Neoliberal policies have created economic disparities and increased the gap between the rich and the poor in Canada. The Mulroney government initiated neoliberal revisions to the Canadian social welfare state as it quietly changed complex regulations that impacted the welfare and well-being of Canadians. This government worked “by stealth” and with little consultation to dismantle key components of the social welfare state, while publicly pronouncing its sacred value. In Ontario, neoliberal policies are identified with the Harris government’s visible and public attack on the poor, on women and on those marginalized by race. The Harris government made significant cuts to services offered by non-governmental organizations (NGOs) and, in particular, to women’s organizations and advocacy groups. This paper examines the impact of neoliberalism by exploring changes through such policies in the relationship between the state and non-profit organizations in Ontario. It is based on initial findings from qualitative research conducted in 2010 and 2011 with three YWCA organizations. It characterizes a shift from the way NGO-state relationships were depicted by Katherine Scott in 2003 as a “frayed rope” about to break, to being represented by an image of multiple “tight strings.” This research forms part of a dissertation examining how the neoliberal policies that have reduced government support for, and downloaded responsibilities to, the non-profit sector have affected the capacity of community-based women’s organizations to implement a feminist agenda in their work with women. The timeframe studied, from 2003 to 2008, builds on the now extensive scholarly research on the impact of neoliberal policies that occurred from 1995 to 2003, the years led by Progressive Conservative Premiers Mike Harris and Ernie Eves. It closely examines continuities and discontinuities between the two governments, revealing many dangers for women buried in complex and often misunderstood relationships between non-profit organizations and the state.

Des politiques néolibérales ont donné lieu à des disparités économiques et  augmenté l’écart entre les riches et les pauvres du Canada. Le gouvernement Mulroney a entrepris des modifications néolibérales de l’État social providence, et changé des règlements complexes se répercutant sur le bien-être et la qualité de vie des Canadiens. Ce gouvernement a agi furtivement et sans mener de vastes consultations sur le démantèlement des composantes essentielles de l’État social providence, tout en déclarant publiquement sa valeur sacrée. En Ontario, des politiques néolibérales caractérisent l’attaque ouverte et publique menée par le gouvernement Harris contre les démunis, les femmes et les personnes marginalisées par la race. Le gouvernement Harris a fait des coupures significatives dans les services offerts par les organismes non gouvernementaux (ONG), particulièrement les groupes de défense des droits de la femme et les regroupements de femmes. Cette étude porte sur les répercussions du néolibéralisme en se penchant sur les changements apportés par de telles politiques à la relation entre l’État et les organismes à but non lucratif de l’Ontario. Elle est fondée sur les conclusions primaires d’une recherche qualitative menée en 2010 et 2011 auprès de trois organismes de la YWCA faisant une distinction dans la relation entre les ONG et l’État qui, décrite par Katherine Scott en 2003 comme une « corde usée » sur le point de se rompre, s’était détériorée en de multiples « cordons serrés ».Cette étude s’inscrit dans une dissertation portant sur les politiques néolibérales ayant réduit la participation du gouvernement au secteur des organismes à but non lucratif, ainsi que sa délégation constante de ses responsabilités sur ce dernier, et ayant diminué la capacité des organisations communautaires de femmes à mettre en œuvre un agenda féminisme dans le cadre de leurs activités auprès des femmes. La période à l’étude, en l’occurrence 2003 à 2008, s’appuie sur de vastes recherches académiques portant sur l’impact des politiques néolibérales mises en œuvre de 1995 à 2003, années au cours desquelles les Premiers ministres progressistes conservateurs Mike Harris et Ernie Eves étaient au pouvoir. Y sont analysées en détails les différences et la continuité entre les deux gouvernements en et relève de nombreux dangers pour les femmes, dissimulés dans des rapports complexes et souvent mal compris entre les organismes à but non lucratif et l’État.

 


Keywords


feminism, neoliberalism, social welfare state, violence against women, gendered poverty

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DOI: http://dx.doi.org/10.15353/cgjsc-rcessc.v1i1.7

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Canadian Graduate Journal of Sociology and Criminology (CGJSC)
Revue canadienne des études supérieures en sociologie et criminologie (RCESSC)

ISSN: 1927-9825