Ghosts and Shadows: A History of Racism in Canada

Maureen Kihika

Abstract


A history of racism reinforces discrimination and exploitation of racialized immigrants in general and African-Canadians in particular. My paper contends that historically institutionalized structures are the ideological fulcrum from which ongoing socio-economic inequalities derive and retain their legitimacy. Specifically, I argue that the historically institutionalized system of slavery and ensuing systemic structures of racial discrimination negatively influence the incorporation of racialized immigrants into the Canadian labour market. A historically racially segmented labour market continues to uphold colour coded social and economic hierarchies. Although Canada’s point system ensures that immigrants are primarily selected on the basis of their skills and qualifications, many professionally trained and experienced racialized immigrants endure perpetual socio-economic constraints, characterized primarily by low-end, precarious forms of employment.  While not intended to serve as an exhaustive chronology, this essay draws on three historical periods of Black migration and experience in Canada: the first spans early sixteenth to the end of the eighteenth-century, the second dates from the nineteenth to mid-twentieth century, and the third extends from mid-twentieth century to the present. The following historical timeline traces the prevalence and enduring nature of systemic structures and substantiates Abigail Bakan’s (2008) suggestion that both “racism and a culture of hegemonic whiteness were and remain endemic to the Canadian state” (p. 6).

Une histoire du racisme appuie le constat de la discrimination et de l’exploitation d’immigrants appartenant à des groupes raciaux en général et de Canadiens africains en particulier. Mon essai soutient que les structures historiquement institutionnalisées constituent le point de départ des inégalités socioéconomiques actuelles et prolongent leur légitimité. Plus précisément, je prétends que le système d’esclavage historiquement institutionnalisé et les structures systémiques de discrimination raciale qui en ont découlé ont nui à l’intégration sur le marché du travail canadien des immigrants appartenant à des groupes raciaux. Un marché du travail depuis toujours segmenté racialement renforce encore la hiérarchie économique et sociale fondée sur la couleur. Même si le système de points d’appréciation canadien fait en sorte que les immigrants sont choisis essentiellement sur la base de leur formation et de leurs compétences, de nombreux immigrants membres de groupes raciaux disposant d’une formation et d’une expérience professionnelles subissent de perpétuelles restrictions socioéconomiques, comme des emplois bas de gamme ou précaires. Cet essai ne prétend pas être une chronologie exhaustive, mais il décrit trois périodes historiques de la migration des Noirs et de leur expérience au Canada : la première époque s’étend du début du XVIe siècle à la fin du XVIIIe siècle, la deuxième du XIXe siècle au milieu du XXe siècle et la troisième, du milieu du XXe siècle à maintenant. Cette chronologie témoigne de la prévalence et de la persistance des structures systémiques et appuie la suggestion d’Abigail Bakan (2008) selon laquelle « le racisme et une culture dominante blanche ont été et demeurent endémiques dans l’État canadien » (p. 6) [traduction libre].

 


Keywords


Black history in Canada; Systemic structures; racial discrimination; labour market hierarchy

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DOI: http://dx.doi.org/10.15353/cgjsc-rcessc.v2i1.23

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Canadian Graduate Journal of Sociology and Criminology (CGJSC)
Revue canadienne des études supérieures en sociologie et criminologie (RCESSC)

ISSN: 1927-9825